[329] Combination, combinaison. Voyez le Lexique.
[330] Ἔστι μὲν γὰρ οὕτω γίνεσθαι τὴν πρᾶξιν ὥσπερ οἱ παλαιοὶ ἐποίουν, εἰδότας καὶ γιγνώσκοντας, καθάπερ καὶ Εὐριπίδης ἐποίησεν ἀποκτείνουσαν τοὺς παῖδας τὴν Μήδειαν. ἔστι δὲ πρᾶξαι μὲν, ἀγνοοῦντας δὲ πρᾶξαι τὸ δεινὸν, εἶθ᾽ ὕστερον ἀναγνωρίσαι τὴν φιλίαν, ὥσπερ ὁ Σοφοκλέους Οἰδίπους. Τοῦτο μὲν οὖν ἔξω τοῦ δράματος. Ἐν δ᾽ αὐτῇ τῇ τραγῳδίᾳ, οἷον ὁ Ἀλκμαίων ὁ Ἀστυδάμαντος, ἢ ὁ Τηλέγονος ὁ ἐν τῷ Τραυματίᾳ Ὀδυσσεῖ. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 6.)—Un passage d'Athénée (liv. XIII, p. 562) nous apprend que cette tragédie d'Ulysse blessé est de Chérémon.
[331] Ἔτι δὲ τρίτον παρὰ ταῦτα τὸ μέλλοντα ποιεῖν τι τῶν ἀνηκέστων δι᾽ ἄγνοιαν ἀναγνωρίσαι πρὶν ποιῆσαι.... λέγω δὲ οἷον ἐν τῶι Κρεσφόντηι ἡ Μερόπη μέλλει τὸν υἱὸν ἀποκτείνειν, ἀποκτείνει δὲ οὔ, ἀλλ᾽ ἀνεγνώρισε, καὶ ἐν τῆι Ἰφιγενείαι ἡ ἀδελφὴ τὸν ἀδελφόν, καὶ ἐν τῆι Ἕλληι ὁ υἱὸς τὴν μητέρα ἐκδιδόναι μέλλων ἀνεγνώρισεν. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 7.)—Il n'est pas besoin de dire qu'il s'agit ici de l'Iphigénie en Tauride d'Euripide; quant au Cresphonte, c'est sans doute la pièce du même poëte dont nous possédons encore quelques fragments (édit. F. Didot, p. 726); pour l'Hellé on manque tout à fait de renseignements.
[332] Τό τε γὰρ μιαρὸν ἔχει, καὶ οὐ τραγικόν. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 7.)
[333] Peut-être Aristote veut-il parler ici de l'Antigone d'Euripide, qui ne nous est point parvenue, plutôt que de celle de Sophocle. Toutefois, dans cette dernière aussi, Hémon, après s'être défendu (v. 753) de faire des menaces à Créon, son père, tire l'épée contre lui, et Créon ne lui échappe que par la fuite (v. 1254).
[334] Voyez plus haut, p. [28.]
[335] Var. (édit. de 1660-1668): leur entreprise.
[336] Var. (édit. de 1660): comme on le souhaite.
[337] J.-B.-Philippe Ghirardelli, né à Rome en 1623, est auteur de deux tragédies: Ottone, représenté au palais Panfili, en 1652, et Il Costantino, publié à Rome en 1653. Celle-ci est la première tragédie italienne écrite en prose; elle fut très-vivement critiquée par Augustin Favoriti, sous le pseudonyme d'Ippolito Schiri Bandolo. Ghirardelli travailla avec tant d'ardeur à la défense de sa pièce qu'il fut saisi d'une fièvre qui l'emporta le 20 octobre 1653.
[338] Bernardin Stefoni ou Stefonio, en latin Stefonius, né en 1560, dans la province de Sabine, et entré en 1580 dans la Société de Jésus, composa des tragédies que ses élèves firent représenter avec un grand succès. Son Crispus parut à Rome en 1601. Stefonio, chargé dans les derniers temps de sa vie de l'éducation des princes d'Éste, mourut à Modène le 8 décembre 1620.