[1015-a] C'est le vers 646 de Mélite.

[1016] Var. Prends pitié de mes maux, et durant quelques jours
Tiens-moi dans ta cabane, où bornant ma retraite,
Je rencontre un asile à ma fuite secrète.
PYM. Tout lourdaud que je suis en ma rusticité,
Je vois bien quand on rit de ma simplicité.
Je vais chercher mon bœuf: laissez-moi, je vous prie,
Et ne vous moquez plus de mon peu d'industrie.
DOR. Hélas! et plût aux Dieux que mon affliction
Fût seulement l'effet de quelque fiction!
Mon grand ami, de grâce, accorde ma prière.
PYM. Il faudroit donc un peu vous cacher là derrière:
Quelques mugissements entendus de là-bas
Me font en ce vallon hasarder quelques pas:
J'y cours et vous rejoins. DOR. Souffre que je te suive.
PYM. Vous me retarderiez, Monsieur: homme qui vive
Ne peut à mon égal brosser dans ces buissons.
DOR. Non, non, je courrai trop. PYM. Que voilà de façons!
Monsieur, résolvez-vous, choisissez l'un ou l'autre:
Ou faites ma demande, ou j'éconduis la vôtre.
DOR. Bien donc, je t'attendrai. PYM. Cette touffe d'ormeaux
Aisément vous pourra couvrir de ses rameaux. (1632-57)

[1017] Dans l'édition de 1632, on lit en marge: Il est seul, et il n'y a point de distinction de scène.

[1018] Var. Simple! J'ai peur encor que ce malheur m'advienne. (1652, 57 et 60)

[1019] Var. Je ne m'y peux résoudre: un reste de pitié. (1632)

[1020] Var. J'en pâme déjà d'aise, et mon âme ravie. (1632-60)

[1021] Voyez plus haut, p. 208, note [692].

[1022] Var. Fais qu'en cette caverne il rencontre sa mort. (1632-60)

[1023] Var. Modère-toi, Pymante, et plutôt examine. (1632-57)

[1024] Nous avons cru devoir conserver cette leçon, qui nous a paru conforme aux habitudes de style de Corneille. Cependant les éditions de 1632 et de 1657 sont les seules où ce monosyllabe soit accentué comme une préposition (à). Dans toutes les autres, jusqu'à celle de 1682, et même encore dans l'édition de 1692, publiée par Thomas Corneille, on lit a (verbe, sans accent).