[1232] Cette dédicace a été réimprimée dans les éditions de 1644-1657. Au moment où Corneille l'écrivait, Élisabeth d'Estampes était veuve de Louis de la Châtre, baron de la Maisonfort, maréchal de France, mort en octobre 1630; mais ce n'était pas une jeune veuve comme l'héroïne de notre poëte: elle avait cinquante-deux ans. Elle mourut à Coubert en Brie, le 14 septembre 1654, âgée de soixante-douze ans.

[1233] Var. (édit. de 1644-1657): les grâces de la représentation la mettoient en son jour.

[1234] Cet avis Au lecteur, et les hommages poétiques adressés à Corneille, au sujet de sa comédie de la Veuve, par divers poëtes contemporains, ne se trouvent, ainsi que l'Argument, que dans l'édition de 1634.

[1235] Corneille a ici en vue, outre la Veuve, Mélite et Clitandre, déjà imprimés, la Galerie du Palais et la Suivante, qui furent jouées dans le courant de l'année 1634, et la Place Royale, qui ne fut représentée qu'au commencement de 1635. Ce passage nous apprend que Corneille avait terminé ces trois dernières pièces avant le 13 mars 1634, date de l'achevé d'imprimer de la Veuve.

[1236] Voyez ci-dessus, p. [117.]

[1237] Ainsi dans l'édition de 1634, qui seule, comme nous l'avons dit, renferme ces hommages poétiques. Serait-ce une faute, et faut-il lire les astres?

[1238] Georges de Scudéry, né au Havre vers 1601. Après avoir servi quelque temps dans le régiment des gardes (voyez p. 129), il s'adonna entièrement à la littérature et à la poésie. L'hommage qu'il rend ici à Corneille n'est que le remercîment dû à une politesse du même genre. En effet, en 1631, lors de la publication de Ligdamon, notre poëte lui avait adressé un quatrain, signalé dans ces derniers temps par M. Triçotel, et qui sera placé pour la première fois dans la présente édition, parmi les poésies diverses de Corneille. On trouvera dans notre Notice sur le Cid le récit des différends que le succès de cet ouvrage fit naître entre les deux amis. Scudéry mourut en 1667.

[1239] Jean Mairet, né à Besançon en 1604, mort en 1686, est au nombre des amis de Corneille dont l'affection ne sut pas résister au succès du Cid; il est longuement question de lui dans la Notice sur cet ouvrage.

[1240] Germaine, sœur.

[1241] Ces noms sont ceux des héroïnes des pièces de théâtre qui avaient eu le plus de succès dans les années précédentes: la Silvie, tragi-comédie-pastorale de Mairet, fut représentée en 1621; l'Amaranthe, pastorale de Jean Ogier de Gombaud, en 1625; la Filis de Scire, comédie-pastorale du sieur Pichou, en 1630; enfin, en citant la Célimène, Rotrou avoue sa propre défaite, car ce titre est celui d'une comédie qu'il fit représenter en 1625. (Voyez Histoire du théâtre françois, tome IV, p. 352, 377 et 500, et tome V, p. 7.)