[1345] Dans l'édition de 1634, au-dessous du nom de PHILISTE, on lit en titre: STANCES.

[1346] Var. Vos mouvements irrésolus
Ont trop de flux et de reflus[1346-a],
L'un m'élève et l'autre m'atterre;
L'un nourrit mon espoir, et l'autre ma langueur.
N'avez-vous point ailleurs où vous faire la guerre,
Sans ainsi vous combattre aux dépens de mon cœur? (1634)

[1346-a] Reflus paraît avoir été écrit ainsi pour la rime; car dans ce même vers le mot simple flux se termine régulièrement par un x.

[1347] Var. A force de vous obéir;
Mais le moyen de vous haïr?
Vous venez tous deux de Clarice;
Vous m'en entretenez tous deux,
Et formez ma crainte et mes vœux
Pour ce bel œil qui vous fait naître. (1634)

[1348] Var. Et formant ma crainte et mes voeux
[Pour ce bel oeil qui les fait naître,]
De deux contraires flots mon esprit agité. (1648)

[1349] Var. Qu'elle me découvre son cœur,
Je le prends pour un trait moqueur,
D'autant que je m'en trouve indigne. (1634-57)

[1350] Il ne faut pas voir ici une licence poétique destinée à faciliter la rime. Cette orthographe est partout celle de Corneille et de ses contemporains.

[1351] Var. Avouât des flammes si basses;
Et par le soin exact qu'elle a de les cacher,
Apprends que si Philiste est en ses bonnes grâces,
[Sa bouche à son esprit n'ose le reprocher.] (1634-57)
Var. Avouât de si basses flammes. (1660-64)

[1352] Var. Par un contraire effet change un amour en haine. (1634-60)

[1353] Var. Je ne sais quelle humeur curieuse m'emporte. (1634-68)