[1599] Var. Vois par là comme j'aime, et perds le souvenir
Qu'un traître contre toi tu m'as vu maintenir.
Bien que ma flamme, au point d'avoir sa récompense,
De me venger de lui pour l'heure me dispense,
Il jouira fort peu de cette vanité
D'avoir su m'offenser avec impunité.
[Fais, malgré mon erreur, que ton feu persévère.] (1634-57)

[1600] Var. Paravant cette offense, avoit voulu choisir. (1634-57)

[1601] Var. Mais hélas! mon souci, je n'ose avoir pensé
Que sans avoir servi je sois récompensé.
DORIS, à Célidan. Ici votre mérite est joint à leur puissance,
Et la raison s'accorde à mon obéissance.
En secondant vos feux, je fais par jugement
Ce qu'ailleurs je ferois par leur commandement.
CÉL. A ces mots enchanteurs mon martyre s'apaise,
Et je ne conçois rien de pareil à mon aise[1601-a],
Pourvu que ce propos soit suivi d'un baiser.
CHRYSANTE, à Doris. Ma fille, ton devoir ne le peut refuser.
PHILISTE, à Clarice. Leur exemple, mon cœur, t'oblige à la pareille.
CLARICE, à Philiste. Mais je n'ai point de mère ici qui me conseille.
Tu prends toujours d'avance. CHRYS. Oh! que sur mes vieux ans[1601-b]
Le pitoyable ciel me fait de doux présents! (1634-57)

[1601-a] Et je n'en conçois rien de pareil à mon aise. (1654 et 57)

[1601-b] Ces cinq vers depuis: «Pourvu que......» ne sont que dans l'édition de 1634. Après mon aise, celles de 1644-57 portent:

[Que la mienne est extrême, et que sur mes vieux ans]
Le pitoyable ciel me fait de doux présents!

[1602] Var. Ainsi me donne-t-il, pour comble de mes vœux,
Bientôt des deux côtés quelques petits neveux[1602-a],
Rendant par les doux fruits de ce double hyménée
Ma débile vieillesse à jamais fortunée! (1634-57)

[1602-a] Bientôt de deux côtés quelques petits neveux. (1657)

[1603] Var. Afin qu'à ces plaisirs ensemble on se prépare. (1634-57)

[1604] Var. Vous quitter paravant ce bienheureux moment. (1634-57)