ANGÉLIQUE.
Le sujet? lis, parjure;
Et puis accuse-moi de te faire une injure!
ALIDOR lit la lettre entre les mains d'Angélique.
LETTRE SUPPOSÉE D'ALIDOR A CLARINE.
Clarine, je suis tout à vous;
Ma liberté vous rend les armes:
Angélique n'a point de charmes345
Pour me défendre de vos coups;
Ce n'est qu'une idole mouvante;
Ses yeux sont sans vigueur, sa bouche sans appas:
Alors que je l'aimai, je ne la connus pas[712];
Et de quelques attraits que ce monde vous vante[713],350
Vous devez mes affections
Autant à ses défauts qu'à vos perfections.
ANGÉLIQUE.
Eh bien! ta perfidie est-elle en évidence[714]?
ALIDOR
Est-ce là tant de quoi?
ANGÉLIQUE.