PHYLIS.


SCÈNE II.

ALIDOR, CLÉANDRE, PHYLIS.

ALIDOR.

Cléandre a-t-il enfin ce que son cœur desire?1255
Et ses amours, changés par un heureux hasard,
De celui de Phylis ont-ils pris quelque part?

CLÉANDRE.

Cette nuit tu l'as vue en un mépris extrême,
Et maintenant, ami, c'est encore elle-même:
Son orgueil se redouble étant en liberté,1260
Et devient plus hardi d'agir en sûreté.
J'espère toutefois, à quelque point qu'il monte,
Qu'à la fin....

PHYLIS.

Cependant que vous lui rendrez conte,
Je vais voir mes parents, que ce coup de malheur
A mon occasion accable de douleur.1265
Je n'ai tardé que trop à les tirer de peine.