CRÉON.

Ne me réplique plus, suis la loi qui t'est faite;
Prépare ton départ, et pense à ta retraite.
Pour en délibérer, et choisir le quartier,
De grâce ma bonté te donne un jour entier[1035].

MÉDÉE.

Quelle grâce[1036]!

CRÉON.

Soldats, remettez-la chez elle;505
Sa contestation deviendroit éternelle[1037].

(Médée rentre et Créon continue[1038].)

Quel indomptable esprit! quel arrogant maintien
Accompagnoit l'orgueil d'un si long entretien!
A-t-elle rien fléchi de son humeur altière?
A-t-elle pu descendre à la moindre prière?510
Et le sacré respect de ma condition
En a-t-il arraché quelque soumission[1039]?


SCÈNE III.