[18] Recueil autographe des Lettres de Chapelain, appartenant à M. Sainte-Beuve: lettre adressée à M. Belin, au Mans. Voyez Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille, par M. J. Taschereau, 2e édition, p. 56.

[19] Le Jugement du Cid, p. 8.

[20] Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, 1653, in-8o, p. 186 et 187.

[21] Le Virgile trauesty en vers burlesques de Monsieur Scarron.... A Paris, chez Guillaume de Luyne, 1653, in-4o, livre I, p. 11 et 12.

[22] Lettre.... à l'illustre Academie, p. 5. Mme de Sévigné a emprunté à Scudéry cet argument pour s'en servir contre Racine; elle dit presque dans les mêmes termes: «A propos de comédie, voilà Bajazet. Si je pouvois vous envoyer la Champmeslé, vous trouveriez cette comédie belle; mais sans elle, elle perd la moitié de ses attraits.» (9 mars 1672, tome II, p. 529.)—En 1682, c'était cette actrice qui jouait Chimène. Voyez la Notice de la Galerie du Palais, tome II, p. 9.

[23] Voici le passage textuel de la Galerie historique des acteurs du théâtre françois.... par P. D. Lemazurier.... 1810, tome I, p. 424 et 425. Le rôle rempli par Montfleury suivant l'auteur n'y est pas désigné, mais il est bien probable qu'il entend parler de celui de Rodrigue: «Il joua d'original dans le Cid et dans les Horaces; Chapuzeau, qui nous indique ces faits, le cite comme un comédien parfait dès ce temps-là. Voici ses propres termes, livre III de son Théâtre françois, p. 177 et 178.» Cet extrait que nous reproduisons en le prolongeant jusqu'à la p. 179, où il est encore question de Corneille, n'a nullement, comme on va le voir, le sens que lui donne Lemazurier. De plus, Chapuzeau lui-même se trompe lorsqu'il prétend que Corneille n'a pas donné ses premières pièces à Mondory. «Cet établissement des comédiens (à l'hôtel de Bourgogne) se fit il y a plus d'un siècle sur la fin du règne de François Ier, mais ils ne commencèrent à entrer en réputation que sous celui de Louis XIII, lorsque le grand cardinal de Richelieu, protecteur des Muses, témoigna qu'il aimoit la comédie, et qu'un Pierre Corneille mit ses vers pompeux et tendres dans la bouche d'un Montfleury et d'un Bellerose, qui étoient des comédiens achevés. Le Cid, dont le mérite s'attira de si nobles ennemis, et les Horaces, que le même Cid eut plus à craindre, parce que leur gloire alla plus loin que la sienne, furent les deux premiers ouvrages de ce grand homme qui firent grand bruit; et il a soutenu le théâtre jusques à cette heure de la même force. La troupe royale, prenant cœur aux grands applaudissements qui accompagnoient la représentation de ces admirables pièces, se fortifioit de jour en jour; d'autant plus qu'une autre troupe du Roi, qui résidoit au Marais, et où un Mondory, excellent comédien, attiroit le monde, faisoit tous ses efforts pour acquérir de la réputation, et il arriva que Corneille, quelque temps après, lui donna de ses ouvrages.»

[24] Voyez tome I, p. 49, note 300.

[25] Voyez la Muse historique de Loret du 9 octobre 1655.

[26] Historiettes, tome VII, p. 175.

[27] Lettre à Mylord*** sur Baron, p. 19.