[176] Cette dédicace est intitulée: «A tres-docte et tres-ingénieux Anthoine Brun, procureur general au Parlement de Dole, epitre dedicatoire, comique et familiere,» et elle commence par ces mots: «Monsieur mon tres-cher ami.»

[177] «Il est vrai qu'on nous fait au Louvre des sacrifices de louanges et de fumées, comme si nous étions les dieux de l'antiquité les plus délicats, où nous aurions besoin qu'on nous traitât plus grossièrement, et qu'on nous offrît plutôt de bonnes hécatombes de Poissy, avec une large effusion de vin d'Arbois, de Beaune et de Coindrieux.»

[178] «Il est très-vrai que si mes premiers ouvrages ne furent guère bons, au moins ne peut-on nier qu'ils n'ayent été l'heureuse semence de beaucoup d'autres meilleurs, produits par les fécondes plumes de MM. de Rotrou, de Scudéry, Corneille et du Ryer, que je nomme ici suivant l'ordre du temps qu'ils ont commencé d'écrire après moi, et de quelques autres, dont la réputation ira quelque jour jusques à vous; particulièrement de deux jeunes auteurs des tragédies de Cléopatre et de Mithridate, de qui l'apprentissage est un demi-chef-d'œuvre qui donne de merveilleuses espérances des belles choses qu'ils pourront faire à l'avenir.»

[179] Cléopatre, tragédie de Benserade, représentée en 1635.

[180] La Mort de Mithridate, tragédie de la Calprenède, représentée en 1635.

[181] Nous ne savons de quel ouvrage il s'agit ici. Serait-ce de la Grande Pastorale qui, suivant Pellisson, renfermait cinq cents vers de la façon du Cardinal, et à l'impression de laquelle il renonça après avoir pris connaissance des observations de Chapelain, que lui communiqua Boisrobert (voyez la Relation contenant l'histoire de l'Académie françoise, p. 179 et suivantes)? C'est probable; remarquons toutefois que Pellisson ne dit mot de la collaboration de Mairet.

[182] Voici le passage des Galanteries du duc d'Ossonne auquel il est fait allusion ici.

[183] On sait que Besançon, patrie de Mairet, et la Franche-Comté tout entière n'étaient pas encore françaises: elles avaient appartenu à l'empire d'Allemagne et faisaient alors partie des possessions de la ligne espagnole de la maison d'Autriche.

[184] L'épître dédicatoire est adressée: A madame la duchesse d'Aiguillon, dans les éditions de 1648-56.—Marie-Madeleine de Vignerot, nièce de Richelieu, avait épousé Antoine de Beauvoir, marquis du Roure, seigneur de Combalet, qui fut tué en 1621 devant Montauban. Le Cardinal la plaça près de la Reine, en qualité de dame d'honneur, et fit revivre pour elle en 1638 le duché d'Aiguillon. Toutefois ces mots: A Madame de Combalet, subsistèrent en tête de la présente dédicace, dans les éditions du Cid, jusqu'en 1644 inclusivement. On y substitua plus tard, comme nous venons de le dire: A Madame la duchesse d'Aiguillon, dans les recueils des Œuvres, jusqu'en 1660, époque à laquelle Corneille supprima les dédicaces et les avertissements. La duchesse mourut en 1675. Voyez ci-dessus, p. [18] et [19].

[185] Var. (édit. de 1654 et 56): vient encore triompher.