[770] L'édition de 1682 porte: connoissiez, pour connoissez.
[771] Var. Ne nous consolez point: la raison importune. (1641-56)
[772] Var. Quand elle ose combattre une telle infortune. (1641-54, 55 B. et 56)
Var. Quand elle ose combattre une telle fortune. (1655 A.)
[773] Var. Qui peut vouloir mourir peut braver les malheurs. (1641-56)
[774] Var. La vouloir contrefaire est une lâcheté. (1641-56)
[775] Var. Et nos soldats trahis ne l'ont pas achevé? (1641-60)
[776] «Voilà ce fameux qu'il mourût, ce trait du plus grand sublime, ce mot auquel il n'en est aucun de comparable dans toute l'antiquité[776-a]; tout l'auditoire fut si transporté, qu'on n'entendit jamais le vers faible qui suit; et le morceau:
N'eût-il que d'un moment retardé (lisez: reculé) sa défaite,
étant plein de chaleur, augmente encore la force du qu'il mourût....» (Voltaire.)
[776-a] Cela est vrai, et c'est en vain, nous le croyons, qu'on a cherché un mot semblable dans les auteurs anciens. Le moriamur, de Calpurnius (voyez Tite Live, livre XXII, chapitre XCIX), n'a aucun rapport avec la réponse sublime du vieil Horace, et nous ne comprenons pas qu'on l'en ait rapproché. Le moreretur, inquies, de Cicéron, dans le Discours pour C. Rubirius Postumus (chapitre X, § 29), peut bien se traduire par: «Que vouliez-vous qu'il fît?—Qu'il mourût, direz-vous;» mais la ressemblance est toute superficielle: la pensée, le sentiment, la situation, tout est différent.—Un rapprochement plus opportun, mais bien propre à faire ressortir, quoiqu'au fond l'idée soit semblable, l'originalité de Corneille, ce serait peut-être celui de ces vers de la tragédie des Juives (acte IV, vers 33 et suivants) de notre vieux poëte Garnier: