[1025-b] Voltaire donne ces huit vers dans son édition, et oubliant, je ne sais comment, qu'ils se trouvent dans les premières impressions, jusqu'en 1660, il dit dans une note (1764): «Ces vers ne se trouvent aujourd'hui dans aucune édition connue. Corneille les supprima avec grande raison. Une femme empoisonnée et mourante n'a pas le temps d'entrer dans ces détails; et une femme aussi forcenée que Cléopatre ne rend point compte ainsi à ses ennemis. Les comédiens de Paris ont rétabli ces vers, pour avoir le mérite de réciter quelques vers que personne ne connaissait. La singularité les a plus déterminés que le goût. Ils se donnent trop la licence de supprimer et d'allonger des morceaux qu'on doit laisser comme ils étaient.»

[1026] Corneille paraît se rappeler ici un passage de la Médée de Sénèque dont il n'avait pas profité en traitant ce sujet:

Quoque non aliud queam

Pejus precari, liberos similes patri

Similesque matri.

(Acte I, scène 1, vers 23-25.)

[1027] Var. Encor dans les rigueurs d'un sort si déplorable. (1647-56)

[1028] Voyez le commencement de la Notice, p. [399] et suivantes.

[1029] Histoire du Théâtre françois, tome VI, p. 298-305.

[1030] Voyez ci-dessus, p. [436] et [437], dans la Rodogune de Corneille, les vers 151-168.