[11] Voyez tome III, p. 475.

[12] Connoissance plus particulière du nouueau thresor apporté de Rome en cette ville de Caen, ou Discours sur ce qui se trouue chez les anciens autheurs de la bien-heureuse sainte Theodore vierge et martyre romaine dont les reliques transferées de Rome sont honorées dans la chapelle du monastere de Sainte-Ursule. Dedié aux Dames de ce monastere. Par M. G. Marcel, prestre et curé de Basly. Caen, Claude le Blanc, 1658, in-8o.

[13] Henri II d'Orléans, duc de Longueville, gouverneur de Normandie.

[14] Nous devons la communication de ces deux pièces manuscrites, tirées d'un recueil de miscellanées appartenant à la Bibliothèque de Caen, à l'obligeance de M. Chatel, bibliothécaire de cette ville.

[15] Il est probable que Corneille, découragé par le mauvais succès de Théodore, n'a présenté cette pièce à personne, et qu'il n'a écrit cette sorte d'épître dédicatoire que pour tenir lieu d'un avis au lecteur.

[16] D'Aubignac s'exprime ainsi à ce sujet dans sa Pratique du théâtre (p. 78-80), publiée un an après Théodore: «Il ne faut pas s'imaginer que toutes les belles histoires puissent heureusement paroître sur la scène, parce que souvent toute leur beauté dépend de quelque circonstance que le théâtre ne peut souffrir.... La Théodore de M. Corneille, par cette même raison, n'a pas eu le succès ni toute l'approbation qu'elle méritoit. C'est une pièce dont la constitution est très-ingénieuse, où l'intrigue est bien conduite et bien variée, où ce que l'histoire donne est fort bien manié, où les changements sont fort judicieux, où les mouvements et les vers sont dignes du nom de l'auteur. Mais parce que tout le théâtre tourne sur la prostitution de Théodore, le sujet n'en a pu plaire. Ce n'est pas que les choses ne soient expliquées par des manières de parler fort modestes et des adresses fort délicates; mais il faut avoir tant de fois dans l'imagination cette fâcheuse aventure, et surtout dans les récits du quatrième acte, qu'enfin les idées n'y peuvent être sans dégoût.» Dans l'exemplaire que d'Aubignac avait préparé pour une nouvelle édition, il a substitué «qu'il en promettoit» à «qu'elle méritoit,» et a fait disparaître tout ce qui adoucissait la rigueur de sa critique.

[17] Voyez l'Appendice, [ troisième partie.]

[18] Var. (édit. de 1652-1656): les troubles qu'elle ressentit.

[19] Aperite aurem, virgines; «prêtez l'oreille, vierges.» Voyez ci-après la troisième partie de l'Appendice, [p. 109.]

[20] «Per omnes pæne civitates cadunt theatra, caveæ turpitudinum et publicæ professiones flagitiorum.» (De consensu evangelistarum, lib. I, cap. LI.)