[526] Les mots «en quelque sorte» ne sont pas dans l'Argument.

[527] Ce qui suit ne se trouve pas dans l'Argument.

[528] Corneille répond ici aux deux passages suivants de la Pratique du théâtre de l'abbé d'Aubignac:

«Puisque je suis tombé sur la considération de ce poëme (Andromède) orné de tant de machines, je ne puis m'empêcher d'observer ici que toutes les décorations merveilleuses et les actions extraordinaires qui sont dans le troisième et dans le cinquième acte sont fort adroitement expliquées, et avec une délicatesse digne du théâtre des Grecs. Le jardin qui doit être au second acte peut encore être supposé par le discours qui se fait des fleurs qu'Andromède et ses nymphes semblent cueillir pour faire une guirlande, quoique l'expression n'en soit pas bien claire; mais pour ce superbe palais qui fait la décoration du premier acte, et ce magnifique temple qui fait celle du quatrième, je ne crois pas qu'il y ait une seule parole dont on le puisse apprendre, et après les avoir lus, je fus obligé de recourir à l'explication qui est imprimée au devant de chacun acte, sans laquelle je n'aurois point su ce que les décorateurs avoient fait, parce que le poëte ne m'avoit point appris ce qu'ils devoient faire. Aussi est-il vrai qu'on peut mettre le temple au premier acte et le palais au quatrième sans rien faire contre l'ordre du sujet, et sans rien changer aux vers. Voire même est-il certain qu'au lieu de ces deux sortes de décorations, on y peut mettre des arbres, des rochers, ou tout ce que l'on voudra. En quoi paroît la nécessité qu'il y a d'expliquer les décorations par les vers, pour joindre le sujet avec le lieu, et les actions avec les choses, et pour faire ingénieusement un tout bien ordonné par une juste liaison de toutes les parties qui le composent.» (Pages 75 et 76.)—«Premièrement, il faut qu'elles (les décorations) soient nécessaires, et que la pièce ne puisse être jouée sans cet ornement: autrement les spectacles ne seroient jamais approuvés, quoiqu'ils fussent ingénieux; on estimeroit le poëte peu judicieux de les avoir introduits dans un ouvrage qui s'en pouvoit passer; et les comédiens imprudents d'en faire la dépense. C'est en quoi je trouve un assez notable défaut dans l'Andromède, où l'on avoit mis dans le premier et dans le quatrième acte deux grands et superbes édifices de différente architecture, sans qu'il en soit dit une seule parole dans les vers; car ces deux actes pourroient être joués avec les décorations de tel des trois autres qu'on voudroit choisir, sans blesser l'intention du poëte, et sans contredire aucun incident ni aucune action de la pièce; on en pourroit presque dire autant du second acte, sinon qu'au commencement il y a deux ou trois paroles de guirlandes et de fleurs, qui semblent avoir quelque rapport à un jardin présent; encore qu'elles ne soient pas assez précises, car bien que peu de discours suffise quelquefois pour cela, il est néanmoins certain qu'il faut toujours s'expliquer intelligiblement.» (Pages 462 et 463.)

[529] Var. (édit. de 1660 et de 1663): l'exclamation.

[530] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Nos anciens.

[531] On peut voir, dans les Acharniens d'Aristophane, vers 425 et suivants, une piquante énumération des héros déguenillés d'Euripide.

[532] Var. (édit. de 1660): n'est donc pas assez d'importance.

[533] C'est encore d'Aubignac que Corneille a ici en vue. Voyez tome III, p. 121, note 1.

[534] Λεξεως δε γενομενης, αυτη ἡ φυσις το οικειον μετρον ἑυρε; μαλιστα γαρ λεκτικον των μετρων το ιαμβειον εστι, σημειον δε τουτου; πλειστα γαρ ιαμβεια λεγομεν εν τη διαλεκτω τη προς αλληλους. (Lexeôs de genomenês, autê hê phusis to oikeion metron heure; malista gar lektikon tôn metrôn to iambeion esti, sêmeion de toutou; pleista gar iambeia legomen en tê dialektô tê pros allêlous.) (Poétique, chapitre IV.)