Adieu, grand faiseur de machines;

Adieu, cause de nos ruines,

s'écrie l'auteur de la pièce intitulée le Passe-port et l'Adieu de Mazarin[ [418].

Dans le Sommaire de la doctrine curieuse du cardinal Mazarin par lui déclarée en une lettre qu'il écrit à un sien confident pour se purger de l'arrêt du Parlement, le Cardinal est censé se proposer de répondre, comme on va le voir, à la question qu'il prévoit au sujet de ces folles dépenses:

«Interrogatoire. Si je n'ai pas diverti le fonds des finances du Roi et employé plus d'argent aux machines de théâtres et ballets qu'à celles de la guerre?

«Réponse. Que ce fait ne consiste qu'en interprétation, et que ces profusions ne me seront pas imputées à crime, quand on saura qu'il ne coûtoit chose quelconque au Roi des ballets et des comédies qui lui ont donné tant de plaisir, parce que les avances se prenoient véritablement dans les coffres de Sa Majesté; mais ayant eu soin de les faire représenter au public après que le Roi et sa cour y avoient pris leur satisfaction, je retirois par mes gens beaucoup plus que les avances n'avoient coûté: ce que j'employois aux récompenses que la Reine me permettoit de prendre pour mes services, dont les finances de Sa Majesté se trouvoient d'autant déchargées[ [419]

Ces reproches s'appliquent principalement à

.... Ce cher ballet,

Ce beau, mais malheureux Orphée,

Ou, pour mieux parler, ce Morphée,