Au carnaval de l'année suivante, il n'était guère question d'opéra. Mazarin avait bien d'autres affaires: on était au plus fort de la Fronde; le Roi avait quitté Paris, les théâtres étaient fermés, les comédiens sous les armes.
Une curieuse mazarinade intitulée: Imprécation comique, ou la plainte des comédiens sur la guerre passée[ [427], contient à ce sujet des détails intéressants et peu connus. Le poëte burlesque nous apprend d'abord en son style que les pièces manquaient aux acteurs:
Hélas! aucun ne s'étudie
A vous faire de beaux rébus
Qui nous apportent des quibus,
A composer ces belles pièces
Qui tenoient les gens en liesses,
Et qui faisoient que maints seigneurs
Nous honoriont de leurs faveurs.