Hermione parle absolument comme Édüige, quand elle dit (acte II, scène II):
Mais cependant, ce jour, il épouse Andromaque[ [57-b]....
Seigneur, je le vois bien, votre âme prévenue
Répand sur mes discours le poison qui la tue[ [57-c].
[57-a] Le texte de Racine est: «en une âme.»
[57-b] Dans la scène II de l'acte II, il y a:]
Mais, Seigneur, cependant, s'il épouse Andromaque.
Le vers cité par Voltaire est dans la scène III de l'acte IV.
Enfin l'intention d'Édüige est que Garibalde la serve en détachant le parjure Grimoald de sa rivale Rodelinde; et Hermione veut qu'Oreste, en demandant Astyanax, dégage Pyrrhus de son amour pour Andromaque. Voyez avec attention la scène cinquième du second acte, vous trouverez une ressemblance non moins marquée entre Andromaque et Rodelinde.» (Voltaire, 1764.)
[57-c] Dans Racine: «le venin qui la tue.»
[58] Var. Je n'en fais point secret après tant de mépris,
Je l'ai dit à ce traître, et je vous le redis:
Je ne suis plus à moi, je suis à qui me venge,
Et ma conquête est libre au bras le plus étrange. (1653-56)
[59] Var. Et cet espoir douteux qu'offre votre conquête
A vos feux rallumés exposeroit sa tête. (1653-56)