[137-a]
Cette scène est la dernière de l'acte dans les éditions de 1653-56.
[138] Voltaire a mis ici: UN SOLDAT, et dans le courant de la scène: LE SOLDAT.
[139] Var. [Pleure ce bon sujet que le mien t'a ravi,]
Garibalde n'est plus, et j'ai vu cet infâme
Aux pieds de son vrai roi vomir le sang et l'âme.
GRIM. Garibalde n'est plus! ah, justice des cieux!
PERTH. Si tu peux en douter, qu'on l'apporte à tes yeux;
Tu verras de quel coup j'ai tranché cette vie
Si brillante de gloire et si digne d'envie.
Je ne te dirai point qui m'a facilité
Pour un moment ou deux ce peu de liberté:
Il suffit que le duc, instruit par un perfide,
Que mon libérateur m'avoit donné pour guide,
M'attendoit à main-forte; et me fermant le pas:
«A lui seul, à lui seul, mais ne le blessons pas,
Dit-il, et réservons tout son sang aux supplices.»
Soudain environné de ses lâches complices,
Que cet ordre reçu forçoit à m'épargner
Jusqu'à baisser l'épée et me trop dédaigner,
A travers ces méchants je m'ouvre le passage;
Et portant jusqu'à lui l'effort de mon courage,
Je lui plonge trois fois un poignard dans le sein,
Avant qu'on puisse voir ou rompre mon dessein.
Ses gens en vouloient prendre une prompte vengeance
Mais lui-même, en tombant, leur en fait la défense,
[Et son dernier soupir est un ordre nouveau]
De garder tout mon sang à la main d'un bourreau.
C'est à toi de venger ce ministre fidèle. (1653-56)
[140] Var. Puis-je occuper ton trône et te traiter en roi? (1653-56)
[141] Var. Et refuser ton ordre et ta main à ma perte?
Ton rang, ton rang illustre auroit dû t'enseigner
Qu'un roi dans ses États doit périr ou régner,
Et qu'après sa défaite y montrer son visage,
C'est donner au vainqueur un prompt et juste ombrage.
Si tu n'étois qu'un lâche, on se pourroit flatter
Que tu pourrois y vivre, et ne rien attester. (1653-56)
[142] Lettres de Guy Patin, édition de M. Reveillé Parise, tome III, p. 13 et 14.
[143] Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, tome I, p. 428.
[144] Œuvres de Scarron, 1786, in-8o, tome I, p. 327 et 238. C'est M. Édouard Fournier qui a le premier fixé cette date importante, à l'aide de l'épître de Scarron.
[145] Voyez ci-après, p. [122], vers 37 et suivants.
[146] Vie de M. Corneille. Œuvres de Fontenelle.... édition de 1742, tome III, p. 110.