[297] Cette promotion avait été faite, dit l'État de la France, «avec les plus belles cérémonies qui se soient vues pour ce sujet.» On en trouve la description détaillée dans un numéro extraordinaire de la Gazette, daté du 6 janvier 1662, et intitulé: Les cérémonies faites à la réception des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit, le dernier jour de l'année 1661 et les deux suivants, en l'église du grand couvent des Augustins.
[298] Les décorations de la Toison d'or étaient, de l'avis de tous les contemporains, les plus belles qu'on eût encore vues. Chapuzeau dit en parlant des Italiens: «Nous leur sommes redevables de la belle invention des machines et de ces vols hardis qui attirent en foule tout le monde à un spectacle si magnifique. Celles qui ont fait le plus de bruit en France furent les pompeuses machines de la Toison d'or, dont un grand seigneur d'une des premières maisons du royaume, plein d'esprit et de générosité, fit seul la belle dépense, pour en régaler dans son château toute la noblesse de la province. Depuis il a bien voulu en gratifier la troupe du Marais, où le Roi suivi de toute la Cour vint voir cette merveilleuse pièce. Tout Paris lui a donné ses admirations, et ce grand opéra, qui n'est dû qu'à l'esprit et à la magnificence du seigneur dont j'ai parlé, a servi de modèle pour d'autres qui l'ont suivi.» (Le Théâtre françois, p. 52.)
[299] Manuel du libraire, tome II, col. 285.
[300] Voyez tome V, p. 257.
[301] Voyez l'Histoire du Théâtre françois par les frères Parfait, tome IX, p. 40.
[302] Voyez tome V, p. 258 et suivantes. Nous avons vu le mot Dessein, au singulier dans le titre du programme d'Andromède; dans celui de la Toison d'or, il est au pluriel.
[303] Voyez ci-après, p. [230], et suivantes.—Pour la description bibliographique des Desseins, voyez ci-après, p. 230, note [306].
[304] Voyez ci-après, p. [232].
[305] Voyez p. [264], vers 221-232, et la note [375].
[306] Le volume dont nous venons de reproduire le titre dans ces huit lignes se compose de 26 pages et 1 feuillet; il est de format in-4o et porte à l'adresse: «Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé, au Palais, en la gallerie des Merciers, à la Palme, et Guillaume de Luyne, libraire iuré, dans la mesme gallerie, à la iustice. M.DC.LXI, auec priuilege du Roy.» Nous avons donné dans la Notice (p. 228 et 229) la date du privilége et de l'Achevé d'imprimer. Le seul exemplaire connu de ce volume est à la Bibliothèque nationale, dans la Poésie, sous le no Y5969/A—En tête des Desseins se trouve l'Argument, puis, au commencement du prologue et de chacun des actes, la description des décorations, et enfin, à leur place dans l'analyse, les morceaux de chant. Nous n'avons pas cru devoir imprimer ici les parties de l'ouvrage qui auraient fait double emploi dans notre édition, et nous avons procédé comme pour le dessein de la tragédie d'Andromède. Voyez tome V, p. 238, note 2.