[346] Voyez la fin du VIIIe livre des Argonautiques de Valérius Flaccus, que l'auteur a laissé inachevé, et auquel J. B. Pio de Bologne a ajouté une centaine de vers dont il a emprunté le sujet au poëme grec d'Apollonius de Rhodes.

[347] Voyez dans notre tome II, p. 332, la scène IV du Ier acte de Médée, vers 236.

[348] Le dernier membre de phrase: «si toutefois, etc.,» manque dans l'Argument de 1661 et dans l'Examen de 1663.—Daniel Heinsius attribue l'Œdipe au père de Sénèque le philosophe; quant à la Thébaïde, contrairement à l'avis de Juste Lipse, qui admire beaucoup cette tragédie, il la trouve inférieure à toutes celles qui portent le nom de Sénèque, et ne croit pas qu'elle puisse être l'ouvrage ni du père ni du fils.

[349] Voyez p. [229], note [302], et p. [230], note [306].

[350] L'édition de 1660 finit à Œdipe.

[351] Voyez ci-dessus, p. [246], note [335].

[352] «Notre siècle a inventé une.... espèce de prologue pour les pièces de machines, dit Corneille dans le Discours du poëme dramatique (voyez au tome I, p. 46 et 47), qui ne touche point au sujet, et n'est qu'une louange adroite du prince devant qui ces poëmes doivent être représentés,» et il cite comme exemples les prologues d'Andromède et de la Toison d'or. Voltaire ajoute dans la Préface qu'il a placée en tête de cette dernière pièce: «Les prologues d'Andromède et de la Toison d'or, où Louis XIV était loué, servirent ensuite de modèle à tous les prologues de Quinault, et ce fut une coutume indispensable de faire l'éloge du Roi à la tête de tous les opéras, comme dans les discours à l'Académie française. Il y a de grandes beautés dans le prologue de la Toison d'or. Ces vers surtout, que dit la France personnifiée, plurent à tout le monde:

A vaincre tant de fois mes forces s'affoiblissent:
L'Etat est florissant, mais les peuples gémissent;
Leurs membres décharnés courbent sous mes hauts faits,
Et la gloire du trône accable les sujets.

Longtemps après, il arriva, sur la fin du règne de Louis XIV, que cette pièce ayant disparu du théâtre, et n'étant lue tout au plus que par un petit nombre de gens de lettres, un de nos poëtes[ [352-a], dans une tragédie nouvelle, mit ces quatre vers dans la bouche d'un de ses personnages: ils furent défendus par la police. C'est une chose singulière qu'ayant été bien reçus en 1660, ils déplurent trente ans après; et qu'après avoir été regardés comme la noble expression d'une vérité importante, ils furent pris dans un autre auteur pour un trait de satire.»

[352-a] Campistron, dans Tiridate, acte II, scène II: