[509] Cet hémistiche est remplacé par le suivant dans l'édition de 1692:
Tandis que Viriate....
[510] Corneille s'effrayait un peu de l'étendue de cette belle scène; il dit dans la lettre à l'abbé de Pure que nous avons citée plusieurs fois (voyez p. 353, et p. 358, note 2): «J'espère dans trois ou quatre jours avoir achevé le troisième acte. J'y fais un entretien de Pompée avec Sertorius que les deux premiers préparent assez, mais je ne sais si on en pourra souffrir la longueur. Il est de deux cent cinquante-deux vers. Il me semble que deux hommes tels qu'eux, généraux de deux armées ennemies, ne peuvent achever en deux mots une conférence si attendue durant une trêve. On a souffert Cinna et Maxime, qui en ont consumé davantage à consulter avec Auguste. Les vers de ceux-ci me semblent bien aussi forts et plus pointilleux, ce qui aide souvent au théâtre, où les picoteries soutiennent et réveillent l'attention de l'auditeur.» Malgré ses appréhensions, Corneille n'a retranché que huit vers de cet entretien, qui, dans l'édition originale, n'en a plus que deux cent quarante-quatre.
[511] Voltaire coupe ici la scène, et fait commencer au vers suivant la scène II, avec ces mots en tête: SERTORIUS ET POMPÉE, assis.
[512] Ce vers, par une erreur d'impression, manque dans l'édition de 1682.
[513] Pompée avait triomphé n'étant encore que simple chevalier, et «avant que la barbe luy fust venuë.» Voyez Plutarque, Vie de Sertorius, chapitre XVIII, traduction d'Amyot.
[514] «On se servait encore de piques en France lorsqu'on représenta Sertorius, et cette expression était plus noble qu'aujourd'hui.» (Voltaire.)
[515] Tel est le texte de toutes les éditions antérieures à 1692. Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont substitué ces à ses.
[516] «Si vous aviez lu la vie de Sertorius, vous auriez connu que celui qui le fait revivre sur la scène soutient son caractère d'une façon bien ingénieuse et bien délicate. Ce héros, dans l'histoire, fait des leçons à Pompée, et le traite de petit garçon, dit qu'il le renvoyera à Rome à coups de verges. (Voyez la Vie de Sertorius par Plutarque, chapitre XIX). M. de Corneille, qui a voulu adoucir cet endroit et conserver néanmoins la fierté de Sertorius, dans les compliments qu'il lui fait faire à Pompée, lui fait mêler des leçons parmi ses civilités.» (Défense du Sertorius.... par Dauneau de Visé. Recueil... publié par l'abbé Granet, tome I, p. 341.)
[517] On sait que Sylla attribuait ses succès, sa grandeur, à sa fortune, et qu'il prit lui-même le surnom de Felix (l'Heureux).