[608] Voyez tome I, p. 77 et 78.
[609] La Mariane de Hardy, imprimée en 1625, paraît avoir été jouée dès 1610; celle de Tristan a été représentée avec un grand succès en 1636. Voyez tome I, p. 48 et 49.
[610] Corneille aurait pu citer un nombre beaucoup plus grand d'ouvrages sur ce même sujet de Panthée, mais il a voulu se borner à rappeler ceux qui avaient une certaine importance. Les frères Parfait, forcés à plus d'exactitude, parlent de six pièces sous ce titre:
1o Panthée, tragedie prise du grec de Xenophon, mise en ordre par Caye Jules de Guersens. A Poitiers, par les Bouchetz, 1571. Dans l'Epître dédicatoire, cet ouvrage est attribué par de Guersens à Mme et à Mlle des Roches.
2o Panthée, tragédie d'Alexandre Hardy, jouée en 1604 et imprimée en 1624.
3o Panthée ou l'Amour conjugal, tragédie de Guérin de la Dorouvière, avocat d'Angers, représentée en 1608.
4o Panthée, tragédie de Claude Billard de Courgenay.
5o Panthée, tragédie par M. Tristan, représentée en 1637. Dans l'avis intitulé: A qui lit, qui figure en tête de cette pièce, l'auteur reconnaît qu'elle est inférieure à Mariane, parce qu'il l'a écrite étant malade. «Elle s'est sentie, ajoute-t-il, du funeste coup dont le théâtre du Marais saigne encore, et prit part en la disgrâce d'un personnage dont elle attendoit un merveilleux ornement. Il est aisé de deviner que c'est de l'accident du célèbre Mondory qu'elle a reçu ce préjudice.... Sans cette espèce d'apoplexie dont il n'est pas encore guéri parfaitement, il auroit fait valoir Araspe aussi bien qu'Hérode[ [610-a]....»
6o Panthée, tragédie de M. d'Urval, représentée en 1638.
[610-a] Suivant les frères Parfait, il y a eu six ans d'intervalle entre ces deux pièces, traitées d'ailleurs, comme le titre de la dernière suffit à l'indiquer, d'une manière fort différente. La Didon de Scudéry paraît avoir été jouée en 1636; l'auteur de la Voix publique à M. de Scudéry sur les Observations du Cid fait allusion au peu de succès de cet ouvrage. La tragédie de Boisrobert intitulée: La vraie Didon, ou Didon la chaste, n'est que de 1642. Avant ces deux pièces, quatre autres avaient déjà été composées sur le même sujet: Didon se sacrifiant, tragédie d'Étienne Jodelle en 1552; une tragédie non imprimée de Gabriel le Breton; une autre de Guillaume de la Grange, jouée et imprimée à Lyon en 1582; enfin, en 1603, Didon se sacrifiant, de Hardy.