[611] Voyez tome I, p. 49, note 2.
[612] Corneille se méprend ici et intervertit l'ordre dans lequel ces deux ouvrages ont paru. Dans l'Épître dédicatoire des Galanteries du duc d'Ossonne, Mairet, né le 4 janvier 1604, nous dit lui-même qu'il fit son Marc Antoine à vingt-six ans, c'est-à-dire en 1630, et il y parle de Benserade comme d'un jeune auteur «de qui l'apprentissage est un demi-chef-d'œuvre» (voyez tome III, p. 74, note 3). Corneille, ou du moins un de ses partisans, blâmant ce ton dégagé, a dit dans l'Avertissement au Besançonnois Mairet: «Cette Cléopatre a enseveli la vôtre» (voyez tome III, p. 75); ce qui prouve suffisamment que la pièce de Mairet est antérieure. Suivant les Frères Parfait, celle de Benserade est de 1635. Ce sujet avait déjà été traité plusieurs fois avant de l'être par ces deux auteurs. On peut citer la Cléopatre captive de Jodelle, jouée en 1552; le Marc Antoine de Robert Garnier, en 1568; Les délicieux amours de Marc Antoine et de Cléopatre par Beliard, imprimés en 1578; enfin la Cléopatre que Nicolas Montreux fit jouer et imprimer à Lyon en 1595.
[613] Telle est l'orthographe de toutes les éditions anciennes, y compris celle de 1692. Voltaire donne: «du Trissin.»
[614] Antoine Montchrestien, sieur de Vasteville, auteur de tragédies et d'un Traicté de l'économie politique, mort en 1621. Voyez le Malherbe de M. Lalanne, tome III, p. 556 et suivantes; et sur sa Sophonisbe, ci-après l'Appendice II, p. [556].
[615] C'est la première fois que Corneille désigne cette pièce, intitulée Horace, par le pluriel les Horaces, mais il ne fait en cela que suivre une coutume qui, ce semble, était devenue assez générale. Voyez la lettre de Chapelain citée tome II, p. 255, et le passage de Loret rapporté ci-dessus, p. 353.
[616] Voyez ci-après l'Appendice I, p. [550]-[553].
[617] Dans les éditions de Thomas Corneille et de Voltaire: «et sa propre vie.»
[618] Voltaire a remplacé de par à.
[619] Tite Live, au livre XXX, chapitre XV, nous apprend, à l'occasion de la mort de Sophonisbe, qu'un esclave de Massinisse «avoit sous sa garde le poison tenu en réserve contre les incertitudes de la fortune.» Voyez l'Appendice I, p. [552].
[620] «Le mariage est rompu par le divorce, la mort, la captivité....» (Digeste, livre XXIV, titre II, I.)