J'ai su que de ma mort il couroit un faux bruit,
Des desirs du tyran j'ai su la violence;
J'en ai craint sur ce bruit la dernière insolence,
Et n'ai pu faire moins que de tout exposer,1385
Pour vous revoir encore et vous désabuser.
J'ai laissé hasarder à cette digne envie
Les restes languissants d'une importune vie,
A qui l'ennui mortel d'être éloigné de vous
Sembloit à tous moments porter les derniers coups;
Car, je vous l'avouerai, dans l'état déplorable