Où m'abîme du sort la haine impitoyable,

Où tous mes alliés me refusent leurs bras[ [122],

Mon plus cuisant chagrin est de ne vous voir pas.

Je bénis mon destin, quelques maux qu'il m'envoie,

Puisqu'il peut consentir à ce moment de joie;

Et bien qu'il ose encor de nouveau me trahir,

En un moment si doux je ne puis le haïr.

RODELINDE.

C'étoit donc peu, Seigneur, pour mon âme affligée,

De toute la misère où je me vois plongée;1400