Mais si je vois en vous ce déplorable frère,

Quelle faveur du ciel voulez-vous que j'espère,1210

S'il n'est pas en sa main de m'arrêter au jour

Sans faire soulever et l'honneur et l'amour?

S'il dédaigne mon sang, il accepte le vôtre;

Et si quelque miracle épargne l'un et l'autre,

Pourra-t-il détacher de mon sort le plus doux1215

L'amertume de vivre, et n'être point à vous?

THÉSÉE.

Le ciel choisit souvent de secrètes conduites