[6] Histoire du Théâtre françois, tome X, p. 27.

[7] «On prétend que la mesure des vers qu'il employa dans Agésilas nuisit beaucoup au succès de cette tragédie. Je crois au contraire que cette nouveauté aurait réussi, et qu'on aurait prodigué les louanges à ce génie si fécond et si varié, s'il n'avait pas entièrement négligé dans Agésilas, comme dans les pièces précédentes, l'intérêt et le style.» (Voltaire, Préface d'Agésilas.)—On sait que Voltaire a fait à son tour, dans Tancrède, un essai non pas des vers libres inégaux, mais des vers croisés.

[8] Voyez ci-après, p. 8, note [11].

[9] «Feuilletez nuit et jour les modèles que les Grecs nous ont laissés.» (Art poétique, vers 268 et 269.)

[10] «Nos poëtes n'ont négligé aucune tentative, et n'ont pas mérité peu de gloire en osant abandonner les traces des Grecs.» (Ibidem, vers 285-287.)

[11] Agésilas régna de l'an 399 à l'an 361. On sait que Plutarque a écrit sa vie ainsi que celle de Lysandre. Le même auteur nomme Cotys et Spitridate, mais il ne les donne point pour prétendants aux filles d'Agésilas. Il dit dans la vie de ce roi: «Il.... passa jusqu'au royaume de Paphlagonie, où il fit alliance auec le roy Cotys, qui rechercha affectueusement son amitié.... comme fit aussi Spitridates, lequel abandonna Pharnabazus pour se rendre à Agesilaus.... Il (Spitridates) auoit.... vne fort belle fille preste à marier, qu'Agesilaus feit espouser à ce roy Cotys.» (Vie d'Agésilas, chapitre XI, traduction d'Amyot.) Quant à Mandane, c'est un personnage d'invention. Il en est presque de même d'Elpinice et d'Aglatide. Plutarque ne les nomme pas, et nous dit seulement à leur sujet, dans la Vie de Lysandre (chapitre XXX), que les Spartiates «condamnèrent en grosse amende deux citoyens, qui auoient fiancé ses deux filles du viuant de leur pere, et puis les refuserent quand ilz virent qu'à sa mort il se trouua.... pauure.» Xénoclès et Cléon sont indiqués par Plutarque, le premier au chapitre XVI de la Vie d'Agésilas, le second au chapitre XX, et dans la Vie de Lysandre: voyez ci-après, p. 37, note 1.

[12] Région de l'Asie Mineure, entre le Pont et la Bithynie.

[13] Voyez Plutarque, Vie d'Agésilas, chapitre VII.

[14] L'édition de 1692 et Voltaire d'après elle ont changé qu'alors qu'il en que lorsqu'il.

[15] Lysandre, envoyé par Agésilas au pays de l'Hellespont, «practiqua et fit rebeller contre son maistre vn capitaine persien nommé Spitridates, vaillant homme de sa personne, et qui estoit grand ennemy de Pharuabazus, et auoit vne armée qu'il mena à Agesilaus.» (Plutarque, Vie de Lysandre, chapitre XXIV, traduction d'Amyot.)