[137] Il nous paraît à peu près certain que Corneille a composé postérieurement à la représentation, qui avait eu lieu, comme nous l'avons dit, au mois de mars 1667, ces vers où il fait évidemment allusion à la campagne de Flandre, et aux récentes conquêtes de Louis XIV, qui prit en personne, en juin, juillet et août 1667, les villes de Tournai, de Douai, de Lille. Au siége de cette dernière place, il s'exposa tellement que Turenne menaça de se retirer s'il ne se ménageait davantage. L'impression de la pièce, nous l'avons dit aussi, ne fut achevée que vers la fin de novembre 1667.

[138] Ici encore le poëte a en vue les exercices militaires de l'année 1666. Robinet, le continuateur de la Muse historique de Loret, raconte, dans sa Lettre à Madame du 14 février, que le lundi 8, «proche Conflans, dans la plaine,» le Roi fit la revue

Des troupes de son cher Dauphin....

Qui déjà l'amant de Bellone,

En ce lieu parut en personne

Dessus un petit Bucéphal, etc.

La Gazette, dans les numéros du 8 mai et du 10 juillet, parle de deux autres revues où le Dauphin figura soit à la tête de son régiment, soit à la tête de sa compagnie.

[139] Voyez plus haut, p. [127], la note du vers 461. Ici ce n'est pas seulement Voltaire (1764), mais encore l'édition de 1682 qui donnent: «l'un et l'autre.»

[140] Telle est l'orthographe de ce mot dans toutes les anciennes éditions, et même dans celle de Voltaire (1764).

[141] Suivant son habitude, Thomas Corneille a corrigé die en dise. Voltaire a fait de même.