Au sujet de cette parole, on lit parmi les notes de Voltaire, qui dans son Théâtre de Corneille a commenté les pièces des deux poëtes rivaux, la remarque suivante: «Ce vers si connu faisait allusion à cette réponse de Mlle Mancini à Louis XIV: «Vous m'aimez, vous êtes roi, vous pleurez, et je pars!»

[190] «Pierre du Ryer, dit Jolly dans son Avertissement du Théâtre de P. Corneille (p. LXX), fit imprimer, en 1645, Bérénice, tragi-comédie en prose.» C'est sans doute ce qui a amené l'auteur du Dictionnaire portatif des théâtres à dire: «Outre la tragédie de Tite et Bérénice de Pierre Corneille, ce sujet en a fourni deux autres sous le titre simple de Bérénice: l'une de du Ryer, donnée en 1645, et qui est en prose, et l'autre de l'illustre Racine.» Rien n'est plus faux que cette assertion. La Bérénice de du Ryer est un sujet purement romanesque remis au théâtre en 1657 par Thomas Corneille, sous le même titre de Bérénice.

[191] Ce n'est pas simplement pour la rime, comme on pourrait être tenté de le croire, que Robinet donne cette qualité à Mlle de Beauval; il se préoccupe toujours beaucoup des sentiments religieux des personnes de théâtre, et annonçant dans son numéro du 6 décembre de la même année la mort d'une autre actrice, il nous dit:

Cette illustre comédienne,

Et non moins illustre chrétienne,

Par son décès des plus pieux,

Qui fait croire que dans les cieux

On aura colloqué son âme,

De de Villiers étoit la femme,

Qui fut aussi tout singulier