[181] Voltaire a changé «ta gloire» en «la gloire.»
[182] Dans l'édition de Voltaire (1764), ce vers, précédé des mots: HONORIE à Valamir, commence la scène VI.
[183] Voyez ci-dessus, p. [174], vers 1599-1604.
[184] Ce sont les mots déjà cités de Jornandès (de Getarum rebus gestis, chapitre XLIX): Redundansque sanguis.... dum consuetis meatibus impeditur.... eum exstinxit.
[185] Jornandès (de Getarum rebus gestis, chapitre L) rapporte que ce fut Ardaric qui le premier, après la mort d'Attila, se souleva contre son fils, et qui par sa défection délivra non-seulement sa propre nation, mais encore toutes les autres, qui étaient également opprimées.
[186] Henriette-Anne d'Angleterre, fille de Charles Ier, roi d'Angleterre, et de Henriette-Marie de France, fille de Henri IV; née à Exeter en 1644, mariée en 1661 à Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, morte en 1670.
[187] Fontenelle raconte le même fait, mais beaucoup plus brièvement. Toutefois comme il est, à notre connaissance, le premier qui en ait parlé, nous croyons utile de reproduire ici son témoignage: «Bérénice fut un duel dont tout le monde sait l'histoire. Une princesse, fort touchée des choses d'esprit et qui eût pu les mettre à la mode dans un pays barbare, eut besoin de beaucoup d'adresse pour faire trouver les deux combattants sur le champ de bataille, sans qu'ils sussent où on les menoit. Mais à qui demeura la victoire? Au plus jeune.» (Vie de Corneille dans l'Histoire de l'Académie françoise de Pellisson, publiée par l'abbé d'Olivet en 1729, in-4o, p. 195.) En 1742, lorsque la Vie de Corneille parut pour la première fois dans les Œuvres de Fontenelle, le passage que nous venons de citer ne subit qu'un fort léger changement: «Feue Madame, princesse,» au lieu de «une princesse.» (Tome III, p. 116 et 117.) Du reste, dans l'une et l'autre publication, le mot princesse est expliqué par cette note au bas de la page: «Henriette-Anne d'Angleterre.» En 1747, Louis Racine, dans ses Mémoires, rappelle fort sommairement le même fait; il dit en parlant de Bérénice: «M. de Fontenelle, dans la Vie de Corneille, son oncle, nous dit que Bérénice fut un duel.... Une princesse fameuse par son esprit et par son amour pour la poésie avait engagé les deux rivaux à traiter le même sujet.» (Pages 87 et 88.)
[188] Chapitre XXV.
[189] Marie Mancini, nièce du cardinal Mazarin, née à Rome en 1639, épousa en 1661 le prince Colonna, connétable de Naples; elle mourut vers 1715. Dans la tragédie de Racine (acte IV, scène V), Bérénice dit à Titus:
Vous êtes empereur, Seigneur, et vous pleurez!