[210] Voyez ci-après, p. [204], les vers 87-91 et la note [213].—Dion Cassius (livre LXII, chapitre XXIII) rapporte que Corbulon, ayant un grand pouvoir comme général, et une grande renommée, aurait pu fort aisément se faire élire empereur, car tous haïssaient Néron et tous l'admiraient lui-même; mais il demeura soumis, et ne tenta point de révolte.
[211] Il y a lieu de croire que Cnéius Domitius Corbulon appartenait à l'illustre famille Domitia; l'empereur Néron était, comme l'on sait, fils de Cnéius Domitius Ahenobarbus. En outre, la sœur de Corbulon, Cæsonia, avait épousé Caligula: voyez Pline l'ancien, livre VII, chapitre V.
[212] Par une erreur singulière, les éditions de 1679 et de 1682 portent toutes deux Pompée, pour Poppée, et un peu plus loin, au vers 115, Martine, pour Martie.
[213] Corbulon ayant appris, à son arrivée à Corinthe, que Néron, qui l'avait mandé en Grèce, avait ordonné sa mort, se frappa lui-même de son épée, l'an 67 après Jésus-Christ, et dit en mourant: «Je l'ai mérité.»
[214] Galba, Othon et Vitellius, qui régnèrent en 68 et 69, et dont les trois règnes réunis ne durèrent que dix-huit mois.
[215] Suétone, au chapitre IV de la Vie de Titus, dit que sa seconde femme se nommait Marcia Furnilla, et que Titus, après en avoir eu une fille, fit divorce avec elle.
[216] Il est dit dans le premier extrait de Xiphilin que Bérénice habita dans le palais: habitavit in palatio: voyez ci-dessus, p. 197.
[217] Voyez ci-dessus la Notice, p. [191] et [192].
[218] Les éditions publiées du vivant de Corneille (1671-82) portent leur prix, corrigé par l'édition de 1692 en son prix. Voltaire a gardé leur.
[219] Thomas Corneille (1692) et Voltaire (1764) ont changé la construction; ils donnent: «et je ne te puis croire.»