[422] D'une autre est la leçon de Thomas Corneille et de Voltaire. Les éditions antérieures (1673 et 1682) ont d'un autre. Voyez tome 1, p. 228, note 3-a.

[423] Avertissement du Théâtre de P. Corneille, p. LXXI.

[424] Voyez l'histoire de la Chine, par le P. du Halde, jésuite. (Note de Jolly.)—L'ouvrage de du Halde n'a été indiqué dans cette note qu'à titre de renseignement et non comme la source à laquelle Corneille aurait puisé; son histoire ou plutôt sa Description géographique, historique, etc., de l'empire de la Chine et de la Tartarie chinoise, n'a paru qu'en 1735. Il y est question en divers endroits, aux tomes I et III, d'Usangey (Ou san guey), ce fameux général chinois qui ayant introduit les Tartares dans la Chine pour exterminer les rebelles, et contribué, sans le vouloir, à la conquête qu'ils en firent, forma le projet de délivrer sa patrie du joug tartare. (Tome III, p. 113.) Il mourut accablé de vieillesse, après avoir reçu la dignité de roi et le titre de Ping si, «pacificateur d'Occident.» (Tome I, p. 467 et 476.) Le livre où Corneille avait pris ce sujet chinois est sans doute celui du missionnaire jésuite Martin Martini, qui fut publié à Rome en 1654, sous ce titre: De Bello Tartarico in Sinis (in-12), qui fut traduit, dès cette même année 1654, et en italien, et en français (sous ce titre: Histoire de la guerre des Tartares contre la Chine, traduite du latin du P. Martini), puis de nouveau en français par le P. Semedo, à la suite de l'Histoire de la Chine (Lyon, 1667 in-4o).

[425] Histoires, livres II, III et IV.

[426] Tome III, feuillet 1329 recto.

[427] Lettres de M. Bayle, publiées sur les originaux par des Maizeaux, Amsterdam, 1729, tome I, p. 61 et 62.

[428] Voyez la Vie de Crassus de Plutarque. Quant à Appien, s'il a réellement écrit l'histoire de la guerre des Parthes, comme il promet de le faire au chapitre XVIII du livre II de ses Guerres civiles, où il mentionne en deux mots la défaite et la mort de Crassus, cette partie de son ouvrage n'est point parvenue jusqu'à nous. Le livre de la Guerre des Parthes qu'on a mis sous son nom est tout simplement un extrait des Vies de Crassus et d'Antoine, de Plutarque.

[429] Voltaire reproche à Corneille de s'être mépris: «Suréna, dit-il, n'est point un nom propre; c'est un titre d'honneur, un nom de dignité.» Cette critique ne fait que reproduire l'opinion adoptée par tous les modernes sur la foi de Zosime; mais cette opinion est une erreur. Saint-Martin, dans ses notes sur l'Histoire du bas empire de le Beau (tome III, p. 79), a prouvé, par le témoignage des auteurs arméniens, que Suréna était bien un nom propre.

[430] «Surena n'estoit point homme de basse ou petite qualité, ains le second des Parthes après le Roy, tant en noblesse qu'en richesse et en reputation; mais en vaillance, suffisance et experience au fait des armes, le premier personnage qui fust de son temps entre les Parthes, et au demourant en grandeur et beaulté de corps ne cedant a nul autre.» (Plutarque, Vie de Crassus, chapitre XXI, traduction d'Amyot.)—Un peu plus loin, dans le même chapitre, Plutarque dit que Suréna n'avait pas encore trente ans.

[431] Ce roi, que Plutarque nomme Hyrodes (Vie de Crassus, chapitre XXI), est appelé Orodes par Appien (Guerres de Syrie, chapitre LI), et par la plupart des auteurs, et cette dernière forme a prévalu. Il était fils de Phraate III et mourut l'an 36 avant Jésus-Christ. Voyez ci-après, p. 498, note [466], et p. 530, note [488].