[69] Bien qu'inexactes, les idées politiques que Lamartine a prêtées à son oncle sont curieuses, parce qu'elles correspondent très exactement à son propre programme sous les dernières années de la monarchie de Juillet.

[70] Cf. Demaizières, Un incident populaire à Mâcon en 1789 (Ann. de l'Académie de Mâcon, iie siècle série, t. XI).

[71] Cf. Corresp., III, p. 41. Voici d'autre part une lettre de Pierre de Lamartine à son fils où nous trouvons quelques détails sur cette succession:

«Maçon, le 1^{er} mai 1827.

«Voilà, mon cher ami, une malheureuse circonstance qui me fait encore plus regretter que tu ne sois pas ici où ta présence serait d'une grande utilité. Mon pauvre frère n'est plus; il a succombé, dimanche à onze heures du matin, à cette maudite fièvre catharale. Tu sens tout ce que nous avons eu tous à souffrir dans ce malheur. Mlle de Lamartine l'a pourtant supporté avec tout le calme de sa grande piété.

«Voici les principales dispositions de son testament par lequel il a fait cesser l'indivision qui était dans leur bien. Mlle de Lamartine garde Montceau et les Mélards, elle a tout le mobilier quelconque, argent, denrées, sans aucun frais de sa part, pas même ceux du fisc dont ses héritiers sont chargés. C'est Cécile et toi qui l'êtes, pour égale part et portion, de Champagne, Saint-Pierre et Saint-Oyen en rapportant ce que vous avez eu par contrat de mariage. La bibliothèque est à toi par principal et voici en quoi consistera l'actif de la succession:

À présent Champagne estimé à peu près160000francs.
Saint-Oyenenviron80000——
Après la mort de ma sœur, trois inscriptions de mille francs chacune, valant60000——
———
300000francs.

«Mon frère a fait bon marché à Mlle de Lamartine, en faisant son partage, mais il y assujétit ses héritiers par son testament. L'argent, les vins, le mobilier sont très considérables; je pense que ma sœur aura dix-sept ou dix-huit mille livres de rente.» (Lettre inédite provenant des archives de Saint-Point.)

Comme on peut s'en rendre compte, Pierre de Lamartine était donc du même avis que son fils touchant le testament de François-Louis.

Une lettre du 5 juillet, toujours du chevalier au poète, nous apprend que, sur la tombe de François-Louis de Lamartine, on fit graver un vers de son neveu choisi par Mme de Lamartine: