Je me faisais un plaisir de conter tout cela à Jean, lorsque nous sortirions.
Mais, aux premiers mots que je lui adressai, dans la voiture, à ce sujet, il m'arrêta:
—On vous a fait la cour, tant que cela?... Eh bien, vous ne devriez pas me le dire. Une femme, dans notre monde, ne dit jamais à son mari qu'on lui fait la cour.
Etonnée, je répliquai:
—Je ne vous comprends pas.
Alors, un peu brusque, Jean conclut:
—C'est simple, pourtant.—Une femme ne peut empêcher qu'on lui fasse la cour. Cela ne l'engage en rien et ne regarde qu'elle.
En mettant son mari au courant de tous ces détails de salon, elle le rend ridicule. Songez-y.
Je restai muette et, comme le désirait Jean, je songeai... je songeai que le mariage apprend, aux femmes, de singulières choses... dans notre monde.