—Voyons, répondez.

Je reparus, un peu timidement, et je balbutiai, naturellement, des mots confus, car l'idée ne me vint seulement pas, devant l'assurance de mon mari, de nier ma liaison.

—Quoi?... Que dites-vous?... M. de Nailes?...

—Eh, oui, M. de Nailes, ce pauvre M. de Nailes qui se désole à cause de vous et que je n'ai pas le courage de haïr, puisque j'ai été assez sot pour ne pas savoir m'en défendre... Qu'allez-vous en faire?

J'avais recouvré quelque sang-froid en voyant que Jean n'avait point l'intention de jouer une tragédie.

—Mon Dieu, répliquai-je, j'en ferai ce que vous ferez vous-même de Rolande, de la très belle Rolande de Blérac.

—Ah, vous aussi, vous savez...

—Que Rolande est ou a été votre maîtresse, oui, pendant le temps de «notre folie.»

Et parlant ainsi, j'appuyai sur les mots «notre folie.»

Jean sourit, se pencha sur moi et m'embrassa. Comme il se faisait un peu trop vite silencieux, je me dégageai et fis: