Je suis là entre Finette et son chien. Je pourrais aussi bien qu’avec Finette m’amuser avec le chien, ou avec une pipe, ou avec moi-même. Je la vois, notre séquelle, dans son enchaînement déplorable, logique, irrémédiable, je vois la fin.
Il fallait que je visse de mes yeux, chez les autres, l’aboutissement de tout ce côté de moi-même : quelques-unes de mes années pourrissent ici comme ces quelques âmes. »
— Tu ne m’aimes pas, lui disait-elle avec un œil pétillant, qu’est-ce que cela fait ? Si tu me disais « je t’aime » je ne te croirais pas. Si tu te tuais pour me le prouver, je ne te croirais pas. Je ne crois pas à l’amour.
— En disant cela, tu me prouves que tu aimes encore l’homme qui t’a mis dans la tête ces idées-là.
— Je les ai toujours eues, je les avais avant de le connaître. Freddy, il n’avait pas d’idées, tu sais, c’est plutôt moi qui lui en aurais données, mais quand on parlait il n’écoutait jamais.
— Un homme a toujours des idées.
— Il savait ce qu’il voulait, pas plus. Il avait besoin d’avoir une femme sous la main et de bien la tenir, voilà tout. Qu’est-ce que cela fait tout cela ? Est-ce que les idées entrent dans la vie ? Est-ce qu’en dépit de tes idées… et des miennes, nous ne passons pas des journées agréables ? Tu as beau dire, du reste, nous avons des tas d’opinions communes sur le golf, la cuisine, les livres, les arbres.
— Oh ! les arbres. Je ne sais pas si tu aimes les arbres !
— Et toi ?