— Moi ? J’aime l’Afrique, c’est vide.

— Oh ! l’Afrique ! Vas-y.

— Mais non, je suis très bien ici. Tu es maligne, jolie.

— Tu me plais, je vais gaîment vers le plaisir que tu me donnes. C’est toujours ça de pris. Tu sais que tu es un amant charmant. Tu ne vas pas me dire que tu n’aimes pas le plaisir dont tu connais si bien le chemin. J’ai vu tes yeux.

— J’y mets ma vanité !

— C’est que je te plais aussi. Non ?


Mais ce n’était plus ce besoin, toujours, de se prouver qu’elle était libre, et, par exemple, à l’abri de toute jalousie et de toute envie à l’égard d’une femme qui avait tenu une grande place dans les pensées de Gille, qui attirait Finette chez Jacqueline.

En tout cas, elle prenait assez souvent le chemin du pavillon où vivaient les deux reclus, sombrement joyeux. Jacqueline la recevait avec cordialité, s’amusant de ses façons piquantes, attendant de voir apparaître une femme moins armée et plus nombreuse, derrière une pointe trop fine.

— J’ai envie de vous parler de Gille.