En combattant nous n'avons pas attendu les éloges des hommes; l'amour sacré de la patrie nous animait. Que le bon prince qui vient régner sur nous daigne sourire à notre constance, et nous en aurons reçu le prix. Nous avons été fidèles et loyaux sous l'Empereur; le serment qui nous enchaîne au roi Louis XVIII est la garantie que nous le serons également sous lui. Donnez à cet auguste monarque de la confiance dans sa brave garnison de Thionville; elle y répondra noblement, elle saura mourir pour sa gloire et pour son service.

Je vous prie, etc.

Le général Hugo.

(Mémoires du général Hugo, tome III, notes et pièces justificatives, p. 467).

[10] Le Conservateur littéraire. A Paris, chez Anthe. Boucher, imprimeur-éditeur, rue des Bons-Enfants, nº 34.

Décembre 1819-mars 1821; 30 livraisons formant 3 volumes in-8º.

En épigraphe, au-dessous du titre, à partir de la seconde livraison:

... Fungar vice cotis acutum

Reddere quæ ferrum valet, exsors ipsa secandi.

(Hor.)