Sans vouloir mettre en doute la fidélité des souvenirs de M. Paul Chenay, je sais cependant qu'il se faut méfier des autographes!... Puis, l'auteur des Odes, s'il écrivait bien mon père, se contentait de signer «Victor» ou V. H...

D'ailleurs, si ces dons du fils au père ne figuraient pas à l'inventaire de 1828, dont ils avaient été distraits sans doute, par la veuve Hugo, ils ne sont pas cependant perdus.

La parfaite obligeance d'un de mes amis, M. Pierre Tardieu, à qui je suis heureux de pouvoir exprimer ici ma sincère gratitude, m'a permis de retrouver et d'identifier ces volumes, dans la bibliothèque familiale où ils sont, depuis plus de quarante ans, soigneusement conservés.

Ce sont:

Han d'Islande, seconde édition; Paris, Lecointe et Durey, libraires, quai des Augustins, nº 49; 1823, 4 in-12, de 244, 285, 268 et 248 pp.

Dédicace:
«A mon Père
Hommage de tendre et respectueux attachement.
Victor.»

Bug-Jargal, par l'auteur d'Han d'Islande. Paris, Urbain Canel, libraire, rue Saint-Germain-des-Prés, nº 9, 1826, in-12 de 386 pp.

Frontispice de Devéria, représentant la lutte au-dessus du précipice.

Dédicace non signée—mais l'écriture ne laissant aucun doute—et massacrée par le relieur qui a odieusement rogné ce volume.

On distingue: