«Dans la cave il y avait 114 bouteilles de vin rouge.
«Le cabinet de travail du général Hugo, placé au rez-de-chaussée de sa maison, renfermait ses livres et ses papiers. Les murs étaient ornés d'un télescope, d'une lunette en cuivre et de six tableaux.»
Louis Belton: Victor Hugo et son père le général Hugo à Blois, pp. 8-9.
L'inventaire des 600 volumes composant la bibliothèque du général Hugo, ne relève les titres d'aucune des œuvres du fils. Cinq d'entre elles avaient, cependant, déjà été publiées avant le départ du général pour Paris (Cromwell ne parut que le 7 décembre 1827): Odes et Poésies diverses, 1822; Han d'Islande, 1823; Nouvelles Odes, 1824; Bug-Jargal, 1826; Odes, 1827.
N'était-ce pas, me suis-je demandé, l'édition originale des Odes et Poésies diverses ce petit livre mal imprimé, en caractères dits à tête de clous, sur un papier à chandelles, qu'un admirateur du poète avait déniché sur les quais et lui adressait à Hauteville-House, au lendemain de l'apparition des Misérables?
Cette description ressemble fort au tirage de Pélicier.
Le beau-frère de Victor Hugo donne au «vieux bouquin» la date de 1818, ce serait 1822 qu'il faudrait lire. Et combien deviendrait alors claire et lumineuse la dédicace qu'il portait:
«A mon très cher Père, le général Hugo, mes premiers vers imprimés.
«Son fils très respectueux,
«Victor Hugo.»
(Victor Hugo à Guernesey, p. 86.)