Sa figure fut pour le poète toujours présente. C'était plus que de l'amour filial. Il lui avait voué un culte, auquel il ne cessa d'être fidèle.

Deux femmes,—elles se valurent par le cœur et par l'intelligence,—éclairent, à l'aube de sa vie, la personnalité du prodigieux écrivain, dont la renommée, comme «la claire tour» de Solness, domine la médiocrité, les obscurs labeurs et les luttes fratricides des hommes, Sophie Trébuchet et Adèle Foucher.

Elles furent les inspiratrices, les bons anges, placés auprès du poète aux heures des débuts, alors que les mauvais sont, si souvent, les ordinaires compagnons de l'artiste et endorment de leur poison sa volonté et sa force.

Toutes deux eurent une part égale dans le libre et harmonieux développement de son génie, et il est doux, après avoir évoqué un peu de l'âme de Victor Hugo à vingt ans, de conjoindre leurs noms, et, en cet été de la Saint-Martin, de couronner des dernières fleurs de l'automne les tombes sacrées où elles goûtent l'immuable repos.

Blois, 30 octobre 1908.

INDEX ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE

A

A.-A.-A.: Traité du Mélodrame (1817), par Abel Hugo, André Malitourne et Ader: 90 en note.

A.-A. M***. Le général Hugo signe de ce pseudonyme son Journal du siège de Thionville, 13 en note.

Abayma (Un espagnol nommé): Comment il parle du général Hugo, 38.