[13] Odes et Poésies diverses. Paris, Pélicier, libraire, place du Palais-Royal, nº 243, 1822.
Très médiocre comme édition, ce recueil contenait, outre les premières odes: Raymond d'Ascoli, élégie; Les Deux Ages, idylle; Les Derniers Bardes, poème, qui légitimaient la seconde partie du titre du volume, et disparurent avec elle, en 1828, de l'édition définitive.
Envoyés au concours de l'Académie des Jeux Floraux, en 1819, où ils n'obtinrent qu'une mention, publiés ensuite dans le Conservateur littéraire, Les Derniers Bardes devaient prendre place, plus tard, dans Victor Hugo raconté par un Témoin de sa Vie.
[14] «Le prix de poésie a été décerné à M. Abel Hugo, pour une ode sur la bataille de Denain». (Le Moniteur universel, 11 décembre 1823).
[15] C'est là, avec les Stances à Thaliarque, traduites d'Horace, la seule pièce de vers d'Eugène Hugo, publiée par le Conservateur littéraire, dont une note spécifie, tome Ier, p. 320, au sujet de MM. Hugo «que deux de ces messieurs seulement, l'aîné et le plus jeune (Abel et Victor) comptent parmi les rédacteurs».
A Blois, où il s'était retiré, le général Hugo, créé par Joseph comte de Siguenza[16]—titre qu'il ne devait porter que plus tard—en souvenir et en récompense des défaites qu'il avait infligées à l'Empecinado, s'était d'abord installé au château de Saint-Lazare, maison bourgeoise luxueuse pour l'époque, située hors la ville et aujourd'hui transformée en annexe de l'Asile d'aliénés, qu'il avait acheté 36.000 francs[17].
[16] Dans son Armorial du Premier Empire (Paris, 1894-1897, 4 vol. in-8º), le Vicomte A. Révérend parle bien en note du général Hugo (tome II, p. 323), mais par une singulière inadvertance, il le donne pour le grand-père et non comme le père du poète et substitue au comté de Siguenza celui de Gogolludo:
«Le général Hugo, grand-père du célèbre poète, qui fut pair de France, appartenait à une autre famille et avait reçu de Joseph Bonaparte, roi d'Espagne, le titre de comte de Cogolludo, qui ne fut pas l'objet d'une confirmation impériale.»
[17] «L'acquisition, faite d'abord sous le nom d'un tiers, ne fut régularisée à son profit que le 1er mai 1822, par un acte devant Me Pardessus, notaire à Blois.»
Le château et le domaine de Saint-Lazare «comprenaient à cette époque une grande maison de maître, logement de closier et de jardinier, bâtiments d'exploitation: pressoir garni de ses ustensiles, cour, basse-cour, jardins, promenades, charmilles, bosquets, vignes et terres labourables, le tout en un seul clos entouré de murs, et contenant 9 hectares 72 ares 48 centiares». (L. B.).