Léproserie au moyen âge, Saint-Lazare formait, en 1789, un prieuré conventuel de Génovéfains qui fut remis à la Nation le 6 décembre 1790 et vendu, par adjudication publique, le 9 février 1791.
Un second mariage n'avait point tardé à suivre, comme il a été dit, la mort de Sophie Trébuchet. Moins de trois mois après, le 6 septembre 1821, à 6 heures du soir, il épousait devant l'officier de l'état civil de la commune de Chabris (Indre), le marquis de Béthune-Sully, une veuve d'origine corse: Marie-Catherine Thomas y Saëtoni, veuve Anaclet d'Almeg.
L'acte de mariage est peu connu[18] et n'est point dénué d'intérêt. Il fixe deux dates, et, à l'orthographe près, fournit les noms exacts de l'aventurière que le général Hugo allait épouser à Chabris[19]:
[18] Je m'étais adressé pour avoir le texte de l'acte de mariage du général Hugo, à M. le Maire de Chabris, ignorant alors qu'il avait déjà été reproduit par le Dr G. Patrigeon dans une intéressante notice qu'il y aurait injustice à ne point citer: Excursions à travers le passé.—Le père de Victor Hugo (Général Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo) à propos de son deuxième mariage à Chabris en septembre 1821.—Châteauroux, A. Mellotée, 1892, in-8º, de 21 pp.
Cette étude avait d'abord été publiée par la Revue du Berry et par le Bulletin du Musée municipal de Châteauroux.
[19] M. Edmond Biré fixe, en effet, d'après les Archives municipales de Nancy, le second mariage du général à la date du 20 juillet 1821 et non du 6 septembre. Marie-Catherine y Saëtoni y devient Marie-Catherine Thomas y Sactoin. D'autre part, l'acte de son décès, à l'état civil de Blois (1858) ne donne pas les noms de ses père et mère.
Nº 10
Hugo Joseph-Léopold-Sigisbert
et
Marie-Catherine
Tomat Isaétony
Du 6 Septembre 1821
Aujourd'hui six septembre mil huit cent vingt-un, à six heures du soir, par devant Nous, Louis, marquis de Béthune Sully, chevalier de l'ordre Royal de la Légion d'honneur, maire et officier de l'état-civil de la commune de Chabris, canton de Saint-Christophe, arrondissement d'Issoudun (Indre), sont comparus M. Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo, ancien officier général, domicilié à Nancy[20], département de la Meurthe, né à Nancy le quinze novembre mil sept cent soixante-treize, fils majeur de feu Joseph Hugo, vivant propriétaire, décédé à Nancy, le quinze messidor, an sept et de feue Marguerite Michaud, décédée aussi à Nancy le vingt-trois février mil huit cent quatorze.
[20] Le général Hugo résidait, en fait, à Blois, depuis plusieurs années.
D'une part,