Écris-nous le plus souvent possible.
Suit une lettre plus longue pour le général. Elle nous fait faire plus ample connaissance avec l'oncle Francis et sa femme.
Les espérances de paternité du jeune homme n'ont point été déçues: Adèle Hugo est enceinte et se porte «aussi bien que sa situation le permet».
Et voici venir une autre espérance, outre la gratification de 500 francs accordée par Louis XVIII, et révélée par Edmond Biré[60] à Victor Hugo, pour l'Ode sur la mort de S. A. R. Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berri, fils de France, insérée dans la septième livraison du Conservateur littéraire[61], et la pension sur la cassette royale qui, si longtemps attendue, avait enfin permis aux fiancés de se marier, on fait espérer à Victor une pension de 3.000 francs, qui lui «aurait été accordée sur le ministère de l'Intérieur».
[60] Victor Hugo avant 1830, p. 173.
[61] Odes et Ballades, Liv. Ier; ode VII.
Entre temps, il est vrai, le Moniteur avait publié, dans son numéro du 13 décembre 1822, l'Ode sur Louis XVII[62].
[62] Ode lue à l'ouverture des séances de la Société des bonnes lettres (Seconde année). Le Moniteur universel, nº 347, vendredi 13 décembre 1822. Odes et Ballades, Liv. Ier; ode V.
Vers la même époque, paraissait chez Persan, ce marquis ruiné qui se fit libraire et ne fit point fortune, la seconde édition des Odes, et Louis XVIII, flatté par tant de loyalisme, avait souscrit à vingt-cinq exemplaires pour ses bibliothèques particulières.
A PAPA
Mon cher papa,