«Essai complémentaire sur le commandement des places de guerre et autres.

«Minutes (antérieures à 1826) de la défense des nations, et de leurs grands intérêts maritimes et coloniaux.

«Enfin le général préparait un ouvrage, et il avait préparé des notes sur les pensions des veuves de militaires.»

(Louis Belton: Victor Hugo et son père, le général Hugo, à Blois, p. 19).

Les craintes qu'inspirait deux ans plus tôt la collaboration d'Eugène et de Victor au Conservateur littéraire,—n'allaient-ils point négliger par trop leurs études de droit[7]?—semblent évanouies. Il ne leur tient pas rigueur d'avoir préféré l'incertaine fortune des lettres à l'avenir réputé sûr de Polytechnique, ce rêve de tous les parents de province et même de Paris.

[7] M. Émile Paul, dans le Catalogue de la Bibliothèque romantique de M. J. Noilly (Paris, A. Labitte, 1886), fournit à ce sujet la curieuse note que voici:

«Lettre autographe du général Hugo, père du poète, au doyen de la Faculté de droit de Paris; Blois, le 28 avril 1820, 1 p. 1/2 in-4º. Il s'informe auprès du doyen de la Faculté de droit de Paris si Eugène et Victor Hugo suivent leurs cours. Il craint qu'une entreprise littéraire dont il a entendu parler (le Conservateur littéraire) n'absorbe leur argent et ne les détourne de leurs études.»

Les débuts de Victor étaient, au reste, assez glorieux pour le rassurer sur ce point. Nul besoin d'employer vis-à-vis de lui le verbe comminatoire.

Les délassements intellectuels n'étaient point étrangers à l'ancien défenseur de Thionville: il les aimait.

Une seule chose aurait pu l'inquiéter peut-être: la détresse morale d'Eugène..., il ne pouvait la soupçonner.