Sans que son usage fût général, le pantalon féminin était donc connu et porté par certaines au Moyen-Age.
Après être devenu la parure favorite des courtisanes de Rome et de Venise, passant les Alpes et la Manche, il devait, au seizième siècle, jouir d’une vogue inconnue jusque-là à la cour de France, aussi bien qu’à celle d’Angleterre.
Vogue passagère: il ne tardera pas à disparaître des mœurs et des dessous. Celles même qui sembleraient avoir le plus besoin de ce vêtement protecteur le plus souvent inutile, les ballerines et les amazones, ne voudront pour rien au monde s’en embarrasser.
Deux siècles passeront ainsi. Pour qu’à notre époque il retrouve sa vogue et sa grâce anciennes, il faudra que chutes et scandales se soient multipliés; que la police, cette pure gardienne des mauvaises mœurs, soit intervenue; que par cinquante années de luttes enfin, il soit parvenu, la crinoline aidant, à s’imposer à la femme moderne,...à la ville et l’hiver tout au moins.
LE PANTALON FÉMININ
AU XVIe SIÈCLE