De son indécence, il n'était plus question, mais de son élégance et de sa joliesse.
Il n'effrayait plus les amoureux, mais les excitait. Vieux et jeunes commençaient à connaître le charme et le pouvoir d'«une culotte ornée de dentelles»[267], le voile devenait piment et le roman et la caricature en attendant la photographie, n'allaient point tarder à s'en emparer.
La crinoline pouvait disparaître, le pantalon lui survivrait et il aurait pour cela de bonnes raisons.
Outre l'habitude et la peur des chutes qui ne permettent pas à beaucoup de les supprimer quand elles ont accoutumé d'en porter, outre l'hygiène, la crainte du froid et de la poussière, outre la pudeur, ou, si l'on préfère la prudence, la femme avait pour rester fidèle au pantalon—on a la fidélité que l'on peut—une raison meilleure que toutes, sa coquetterie.
Court, large et ouvert comme il est, cuirasse percée en son milieu, le pantalon n'arrête pas plus l'insolence des mains qui se glissent que l'indiscrétion de la brise ou des bestioles, mais il est de mode d'en porter, il complète les dessous et corse les déshabillés. La silhouette de la femme en pantalon, si le fâcheux embonpoint ne le gagne pas, est amusante et charmante, et vous auriez voulu qu'elle renonçât à en porter, sous prétexte qu'elle abandonnait ses cages?
Le pantalon a été dans la toilette féminine non une révolution, mais une évolution, évolution qu'a chantée, sans en comprendre peut-être toute la grâce, un poète dont les qualités de sagace administrateur n'ont éteint ni la verve, ni l'esprit.
Les siècles passent, et la mode
Ajoute au costume commode
De nos ancêtres court-vêtus