La galanterie surtout, car, au dire des maîtresses de maison, auxquelles leur livre de blanchissage ouvre les yeux, combien parmi les bonnes n'en portent que leur jour de sortie.

Parfois même, il les gêne tellement, que, leur premier soin, une fois rentrées, est de le retirer, ce qui fait que survenant à l'improviste, le dimanche soir dans leur cuisine, on le trouve bouchonné dans un tiroir, voisinant avec les couteaux et les livres du boucher et de l'épicier.

Les bourgeoises économes veillent d'ailleurs à ce que leur domesticité ne salisse pas trop de linge: comme dans les couvents, elles ont droit à un pantalon par semaine, et Madame élève la voix quand Justine en a dû mettre deux au sale.

—Une fille qui porte des pantalons est une fille qui se conduit mal.

Ce fut un axiome longtemps admis et ne m'a-t-on pas cité cette phrase restrictive, jointe, il y a une cinquantaine d'années, par une brave bourgeoise, aux renseignements qu'elle fournissait sur une de ses anciennes bonnes:

«C'est une excellente et brave fille, que je crois honnête; mais, je dois vous prévenir qu'elle porte des pantalons».

Très, trop enjolivés même, souvent, au goût des vieilles dames de province restées fidèles aux tuyaux d'orgue et aux trois petits plis de leur jeunesse, les dentelles des pantalons de leurs femmes de chambre les scandalisent: