Non des théâtreuses possédant la tapageuse lingerie de Raymonde de Nevers ou de Christiane de Pontijou, mais le veule troupeau, qui jamais ne possèdera chignon sur rue ou place au prône, des vendeuses d'amour au rabais, celles qui, quand on leur dit de s'asseoir, se couchent ou s'agenouillent.

Quelques-unes se déshabillent pourtant, d'autres se contentent de trousser leurs jupes.

Leurs pantalons? «ceux que l'on met tous les jours, de flanelle ou de madapolam, serrés au jarret, non d'un ruban, de quelque cordon à double nœud, sans rosette»[301].

La flanelle toujours:

«Sous les jupes et les pantalons s'enflaient et ballottaient à l'aise des rondeurs proéminentes jusqu'à la difformité, ou s'effilaient sans mensonge de rembourrages ni d'étoffes bouffantes des éthicités de squelettes»[302].

Pas faite pour la montre cette «flanelle ballonnante du pantalon»[303] ni pour pimenter l'angoisse des déshabillés. Elle ne songe pas même à garantir la femme contre la folie des mains qui s'égarent, mais simplement à la protéger du froid.

Le bienfait social, sous une autre forme.

Pour d'autres, au contraire, costume de combat et de travail, cantharide autorisée dont elles connaissent les effets et escomptent les résultats.

«Arrivée à la chambre de l'amie, elle commence par faire asseoir son miché, elle ôte son chapeau, déroule ses cheveux, dégrafe sa robe, enlève son corset et ses jupons; elle reste ainsi en pantalon très court et très décolletée, parce que, par un geste imperceptible elle a tiré la coulisse qui fermait sa chemise sur la poitrine; elle s'assied près, bien près, quelquefois sur les genoux et entame une conversation; l'homme la couve des yeux; en femme habile elle suit sur sa physionomie la marche de ses désirs; quand elle le voit à point, elle aborde la question.