La petite brutale, et qu'elle avait sauté
Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons;
—Et par elle meurtri des poings et des talons
Rapportait les saveurs de sa peau dans sa chambre[335].
En dehors de ces cas isolés, son usage est absolument général, que ce soient les «petits pantalons brodés» de Virginie[336], «ce pantalon qu'une main brutale avait arraché» et sur qui s'apitoyait la femme Testou[337], ou encore celui de la petite Alice Fossard. Des cambrioleurs avaient pénétré chez sa grand'mère, à Créteil, et l'un d'eux, soigneux, avait eu la délicate attention, de déposer sur une chaise le pantalon de la gamine, pour ne pas salir, en montant dessus, la tapisserie de la rentière.
Devant la Cour d'assises de la Seine, la vieille dame dépose:
«C'est alors que le troisième a fait signe de fouiller dans le baldaquin du lit. Le garçon à côté de moi ramassa sur un fauteuil le pantalon de ma petite-fille et le mit sur une chaise... Vous savez, j'ai des chaises en tapisserie qui sont déhoussées. Et, pour ne pas abîmer la chaise, il mit le pied sur le pantalon placé sur la chaise, et atteignit ainsi le baldaquin»[338].
On a vu, certes, des acquittements plus scandaleux; la bonne dame plaidait presque les circonstances atténuantes pour le malandrin qui avait respecté sa tapisserie. S'il fut condamné, il put, à sa sortie de Fresnes, être engagé de confiance par une maison de déménagement: de semblables références sont rares.